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Peintures... vers plus de naturel ?

Les peintures diffèrent dans leurs propriétés, leurs aspects, et leurs utilisations, à chaque peinture, sa recette !

Mais une peinture, c’est quoi ?

Quel que soit le type de peinture, elle se présente d’abord sous forme de préparation liquide ou aqueuse, doit ensuite pouvoir être étalée, sécher et durcir, en donnant une fine pellicule qui protège, recouvre et décore le support. Une peinture est donc principalement composée de liants, de pigments, d’adjuvants ou additifs et de solvants. Tous ces ingrédients peuvent être naturels (dans les peintures « naturelles ») ou à l’inverse fabriqués (pétro-)chimiquement (dans les peintures « classiques »).

Les liants (non volatils) ont pour rôle de lier, de coller les grains entre eux et sur le support. Sans eux, pas de peinture. Par exemple, ce peut être une résine naturelle de conifère, une huile végétale, de l’argile, la chaux, la caséine pour une peinture naturelle. Dans une peinture classique, on retrouve des composés de résine synthétique, acrylique, vinylique…

Les pigments ont pour rôle de conférer la couleur et l’opacité à la peinture. On parle de charge colorante. Plus la charge est importante, plus la peinture sera opaque et aura un pouvoir couvrant. Dans les peintures classiques, les pigments sont souvent issus de la pétrochimie ou à base de métaux lourds (zinc, plomb…). On trouve aussi des pigments naturels soit minéraux (ex. : terres naturelles non transformées chimiquement mais offrant une palette de couleurs restreinte) soit organiques (ex. : Valériane).

Les additifs ou adjuvants sont des produits ajoutés à une peinture pour en modifier les propriétés. Par exemple, les siccatifs pour accélérer le séchage, les hydrofuges pour mieux résister à l’humidité, les fongicides pour lutter contre les moisissures, les antirouilles, les anti-UV, les conservateurs… Dans certaines peintures naturelles, on retrouve de l’huile de lin, du sel d’alun ou de la lécithine de soja.

Les solvants (eau et composés organiques volatils) maintiennent le liant et les pigments à l’état liquide. Ils ont la propriété de s’évaporer (plus ou moins rapidement) à température ambiante et sont donc utilisés pour assurer le séchage de la peinture sur la surface. Exemples de solvants organiques naturels (térébenthine, alcool, terpènes d’agrumes,…). COV issus de la pétrochimie : benzène, toluène, xylène, formaldéhyde…Remarque : toute odeur est un COV, mais tous les COV n’ont pas d’odeur. Les COV s’évaporent rapidement et pendant un certain temps après application.

Dangers des peintures classiques

Quand on parle de pollution intérieure, on parle de ce qu’on utilise à l’intérieur de son habitation (produits d’entretien, désodorisants, pesticides..) mais aussi des matériaux utilisés dans son habitation. Ceux-ci peuvent être également des facteurs de pollution. Et la peinture en fait partie ! Le choix n’est donc pas anodin…

Une peinture classique peut contenir des métaux lourds , de nombreux additifs (fixateurs, fongicides, anti-UV, dispersants, ignifuges…) et dégager une forte teneur en COV (composés organiques volatils) entrant dans la composition des solvants (white spirit, éther de glycol). Tous ces produits peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et/ou sur l’environnement. Ils peuvent pénétrer le corps par ingestion (lorsqu’on manipule un objet qu’on porte à la bouche avec des mains sales par exemple), par inhalation (pendant mais également après application) ou par contact cutané.

Par exemple, certains COV sont cancérogènes (peuvent provoquer ou favoriser l’apparition d’un cancer), mutagènes (peuvent entraîner une ou plusieurs mutations dans le patrimoine génétique héréditaire) et/ ou toxiques pour la reproduction (peuvent altérer la fertilité de l’homme ou de la femme et/ou causer des malformations chez le fœtus).

Lorsqu’ils s’évaporent à température ambiante, nous les respirons et différents effets sur notre santé peuvent se manifester :
- risque d’inconfort (odeurs) ;
- irritations de la peau et des muqueuses, nausées, vertiges, maux de tête ;
- troubles hépatiques, coma… (à fortes doses ou à faibles doses répétées) ;
- perturbations endocriniennes…

Attention, si les peintures naturelles présentent peu ou pas de dangers pour la santé, certains solvants naturels parfois utilisés (essence de pin, d’agrumes…) peuvent être irritants ou allergisants !

Peintures classiques : à l’huile ou à l’eau ?

Les peintures classiques sont de deux types : les peintures à l’huile et les peintures à l’eau. Une peinture « à l’eau » n’est pas forcément moins nocive…
- Les peintures synthétiques à l’huile sont des résines plastiques. Il faut donc des solvants organiques de synthèse (nocifs) pour les diluer. Ces solvants s’évaporent et laissent le film plastique solidifié. Solvants organiques de synthèse utilisés : white-spirit, toluène, xylène, alcools...
- Les peintures à l’eau (acryliques ou latex) sont aussi des résines plastiques. On dilue la peinture et on nettoie les pinceaux avec de l’eau, ce qui laisse penser que le produit est inoffensif. Or, si l’eau est utilisée comme solvant principal pour ces peintures, il faut également entre 5 à 20 % de co-solvants (alcools ou éthers de glycol) pour lier les matières plastiques à l’eau. Par ailleurs, on ajoute divers additifs de conservation (pesticides, formaldéhydes…) à ces peintures pour ne pas qu’elles moisissent.

Les alternatives aux peintures classiques ?

On peut :
- éviter de peindre : laisser la surface brute ou réaliser un enduit de terre ou de chaux coloré ou non dans la masse ;

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- favoriser l’achat de peintures écologiques (label qui garantit l’emploi d’ingrédients respectueux de l’environnement et/ou la santé) ;
- privilégier les peintures sans pictogramme de danger ;
- penser à créer ses propres peintures écologiques (peintures à la caséine, à la chaux, à l’argile…). Ce qui reste au final sur le mur, ce sont des substances naturelles totalement inoffensives. C’est encore la solution la moins chère et vous saurez ce que vous y aurez mis ! Ce n’est pas si compliqué une fois qu’on a les bons tuyaux.

Derniers conseils

Une de ces alternatives aux peintures classiques est à privilégier pour les principales pièces de vie (chambres, séjour).
Attention, pour la future chambre de bébé, de ne pas s’y prendre en dernière minute et surtout éviter que ce soit la future maman qui se charge des travaux !
Par ailleurs, veillez à toujours renouveler l’air pendant et après les travaux.

Si vous avez peur de vous lancer dans la réalisation de peintures naturelles, vous pouvez toujours commencer par une petite pièce à titre d’essai.

Avant toute application de peinture, il faut vérifier que la peinture est adaptée au support et le support bien préparé.

Enfin, sachez (pour rappel) que les Petits déchets dangereux (PDD) ou Petits déchets chimiques (dont seringues, lampes au néon, détergents, cosmétiques, peintures et vernis, huiles usagées, pesticides, etc.) sont nocifs pour la santé et l’environnement. Leur élimination est donc légiférée et ils font l’objet d’une collecte spécifique. Vérifiez donc toujours la composition de votre peinture et déposez vos fonds de peinture usagés ainsi que les solvants ayant servi à nettoyer les pinceaux et leurs contenants au parc à conteneurs près de chez vous. Les produits dangereux ne peuvent pas être déversés dans l’évier ! Dans le doute concernant votre peinture, rendez-vous au parc à conteneurs !

Pour aller plus loin

- Article d’Ecoconso sur les peintures naturelles.
- Exemple de label : Écolabel européen : Selon le règlement actuel, les objectifs de La Fleur sont de réduire l’incidence négative de la consommation et de la production sur l’environnement, la santé, le climat et les ressources naturelles.
- Santé et Habitat : infos sur les polluants chimiques dans la maison.
- Site de l’IBGE qui guide le particulier pour éviter la présence de polluants intérieurs.
- Infos du Portail belgium.be concernant le tri des déchets à la maison.

Quelques références pour fabriquer soi-même ses peintures naturelles :
- Peindre et décorer au naturel, Nathalie Boisseau – Éd. Alternatives
- Peindre sa maison avec des couleurs naturelles, Iris ViaGardini – Éd. Eyrolles


Avancement du chantier

Voilà un petit temps que nous ne vous avions plus parlé de l’avancée du chantier à la rue de Marcinelle. Est-il terminé ? C’est pour bientôt ! En tout cas, comme vous pouvez le constater sur les photos, il commence à avoir de l’allure... ce chantier.

La façade a reçu un sérieux coup de rajeunissement. Tout en respectant l’aspect patrimonial du bâtiment, l’entrée du rez-de-chaussée attire le regard avec son bardage de bois qui dégage une certaine chaleur.

Et quand vous entrez, vous ressentez déjà cette petite touche de douceur souvent perceptible dans des habitations éco-rénovées ou éco-construites. Elle est notamment visible avec la cloison de briques de terre crue associée à un bois clair, aux matériaux avec des teintes pastel ou encore aux coins arrondis des murs. Oui, les angles droits dans une habitation sont plus « agressifs ». Il suffit de penser à ces magnifiques tables de cuisine ou tables basses aux angles droits et pointus contre lesquels vous vous êtes probablement déjà cogné(e)… Un adepte du Feng Shui vous en parlera certainement. D’ailleurs, ne dit-on pas « arrondir les angles » pour exprimer la douceur et la diplomatie ?! Et, si l’on examine l’histoire de l’habitat humain répandu sur les différents continents, on s’aperçoit que la forme ronde a toujours préexisté et est encore largement répandue [1].

Parmi les avancées sur le chantier il y a : les plaques de gypse Fermacell qui ont été placées et sont prêtes à peindre, le sol égalisé et prêt à être couvert d’un magnifique linoléum (pas du vinyle [2]), la cage d’escalier et son grand pan de mur prêt à recevoir les marches et… l’électricité ! Oui, il suffit désormais d’appuyer sur un interrupteur pour allumer une ampoule. Fini les spots transportables et les longueurs de câbles qui traînaient sur le sol. À ce stade, on peut penser à la décoration…

[1Ouvrage à lire : « Construire en rond – Yourtes, dômes, zomes, ker-terre » d’Evelyne Adam, Olivier Dauch et Jean Soum aux éditions Eyrolles.


Les nouvelles primes à l’isolation

Les primes wallonnes à l’isolation, suspendues en janvier, ont maintenant un nouveau look… Plus de surprime pour les éco-matériaux mais des primes ajustées en fonction des revenus. Une simplification également concernant la procédure à suivre pour en bénéficier : un avertissement préalable avant travaux à faire à l’Administration est nécessaire (en utilisant le formulaire adéquat) ; l’audit énergétique n’est plus obligatoire. Pourtant, il peut encore s’avérer intéressant de faire appel à un auditeur énergétique pour identifier les travaux prioritaires, ce poste bénéficiant lui aussi d’une prime. Ensuite, vous faites réaliser les travaux. Enfin, vous introduisez la demande de prime dans les quatre mois à dater de la facture finale.
À noter qu’une majoration de prime est possible lorsque plusieurs travaux économiseurs d’énergie sont réalisés simultanément.

Plus d’infos concernant le détail de la procédure auprès du guichet d’énergie le plus proche ou directement en ligne sur le site de la Wallonie.

Pour info, Nature & Progrès réalise un sondage en ligne « Votre avis sur les primes ».


1001 façons de sensibiliser à l’éco-habitat !

Le Forum des Bâtisseurs est un rendez-vous annuel organisé par Nature & Progrès destiné aux citoyens qui désirent faire évoluer nos manières d’habiter, de rénover et de construire grâce à une plus grande implication dans leurs chantiers (autoconstruction), dans ceux des autres (chantiers d’entraide et participatifs) et dans la sensibilisation de la population aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de l’écobioconstruction.

Pour l’édition 2015 du Forum des Bâtisseurs, le groupe de bénévoles organisateurs a choisi d’adresser un message fort : « l’habitat, cela nous concerne tous, c’est une thématique essentielle ! »

Le rendez-vous est donné le samedi 30 mai pour partager 1001 façons de mettre en question, de proposer des alternatives, de rassembler les gens autour de l’écobioconstruction… Lors du Forum, la parole sera bien sûr donnée aux participants.
Inscrivez-vous sans plus tarder !

Infos pratiques

Ce samedi 30 mai, de 10h00 à 17h00.
Nature & Progrès, 520 Rue de Dave 5100 Jambes.
Auberge espagnole : chaque participant apporte à manger et à boire dans un esprit de partage
Inscriptions auprès de guillaume.lohest@natpro.be ou 081/30.36.90


Le chanvre en Wallonie

Ah le chanvre ! Il y a tellement de choses à dire sur cette plante, dont les premières utilisations remonteraient au Néolithique (+/- 8000 ans av. J.-C.).

Valorisée par l’homme de manières multiples et variées au travers de l’histoire, cette plante qui allège les maux et l’esprit a aussi permis de confectionner des vêtements, des cordages et des voiles très solides. Diabolisé par certains lobbies pour ses effets narcotiques et concurrencé par l’utilisation d’autres fibres dans le textile (coton, jute, nylon…), la culture du chanvre décline rapidement au cours de la première moitié du XXe siècle. Ce n’est qu’à partir des années ’60, suite à des recherches qui ont mis au point une culture monoïque et à faible teneur en THC (substance responsable des effets pharmacologiques du cannabis chez l’homme) que la culture du chanvre agricole est relancée en Europe.

Et c’est avec l’essor des préoccupations environnementales que la filière du chanvre tend à nouveau à se développer chez nous. Il peut être considéré comme l’une des cultures écologiques par excellence, car il ne nécessite aucun pesticide et des quantités très limitées d’engrais.

Le chanvre wallon dans la construction

Depuis 2006, date de sa création, l’ASBL Chanvre wallon s’efforce de promouvoir la culture du chanvre industriel auprès des agriculteurs, d’informer le grand public des produits du chanvre, de leurs usages et avantages, de fédérer les acteurs de la filière naissante. Son Assemblée générale réunit des agriculteurs, des entrepreneurs, des chercheurs. Son objectif est la pérennisation de la culture de chanvre en Wallonie. Ce projet est mené en partenariat avec le CRA-W et bénéficie du soutien de la Wallonie (SPW, DGOARNE).

Dans le domaine de la construction, citons notamment :
- BELchanvre, une coopérative agricole qui commercialise des isolants de chanvre en panneaux, rouleau et en vrac.
- ChanvrEco, un producteur de chènevottes fibrées utilisées pour le mélange isolant du béton chaux-chanvre ou le paillage.
- ISOHEMP, un producteur de blocs isolants de chaux-chanvre.

Techniques d’utilisation

On peut distinguer trois principales parties de la plante qui sont valorisables : la fibre (utilisée pour la fabrication de cordes, de laines isolantes, de vêtements…), la chènevotte (la paille employée pour le béton de chaux-chanvre et comme paillis horticole) et le chènevis (la graine, qui est valorisé en alimentation humaine et animale).

Le chanvre dans le secteur de la construction est disponible sous plusieurs formes. Voici quelques exemples :
- Le chanvre en panneaux ou rouleaux, qui contient 10 à 15 % de fibres synthétiques (polyester) pour maintenir les fibres de chanvre ensemble. Il existe différentes densités, la plus courante étant de +/- 25 kg/m³ (il est possible d’en trouver à 50 kg/m³). Le coefficient d’isolation étant de +/- 0,040 W/mK, cet isolant est comparable à la laine de bois, la cellulose ou la laine de mouton.

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- Le chanvre fibré en vrac, commercialisé en ballots et placé à la main, est une façon plus naturelle d’isoler. Les fibres de chanvre ne sont en effet pas mélangées avec de la fibre synthétique (contrairement aux panneaux/rouleaux) et sont donc à 100 % recyclables ou biodégradables. Son coefficient d’isolation est cependant légèrement inférieur (+/- 0,046 W/mK), mais il est très pratique à utiliser lors de rénovations, pour calfeutrer les espaces difficiles ou pour éviter de nombreuses découpes (par ex. : lors d’entraxes variables entre poutres). Il peut notamment être utilisé à la place de la mousse PU autour des châssis de fenêtres.
- La chènevotte, avec un coefficient d’isolation de +/- 0,050 W/mK et également 100 % recyclable et biodégradable, peut être déversée directement sur le sol entre gîtes ou en toiture, ou encore être mélangée à de la chaux pour effectuer un béton de chaux-chanvre.

Quand le chanvre rencontre la chaux…

Le béton de chanvre est un mélange [1] de chènevotte, de chaux et d’eau se transformant après séchage en une substance plus forte et aussi dure que celle du ciment et pesant seulement un sixième du poids en fonction du mélange.

Ces mortiers sont utilisés pour les enduits (appliqués à la main ou projetés), pour le remplissage des constructions à colombages ou des murs à structure bois par banchage. On peut aussi l’utiliser pour des chapes isolantes et pour l’isolation des toitures inclinées, ce qui offre en outre l’avantage d’en augmenter l’inertie thermique.

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En fonction de la technique utilisée, le mélange contiendra plus ou moins de chaux et sera donc plus ou moins lourd et isolant. Ainsi, un enduit contiendra davantage de chaux, car il doit « coller » au mur, alors qu’un remplissage de colombage ou une isolation de toiture aura une quantité de chaux moins importante, rendant le mélange plus léger et isolant.

Le principal intérêt de l’enduit chaux-chanvre est la correction thermique des murs épais maçonnés, en pierre ou en brique, très inconfortables en hiver. Pourquoi parler de correction thermique et pas d’isolation ? Parce que l’épaisseur nécessaire pour une véritable isolation ne pourrait tenir avec un simple enduit, et parce qu’une épaisse couche d’isolant annulerait les effets bénéfiques de l’inertie des murs. Une couche de 4 à 6 cm d’enduit intérieur chaux-chanvre est donc le compromis idéal pour supprimer l’effet de paroi froide de ce type de mur, sans perturber son équilibre hygrométrique et tout en continuant à bénéficier de son inertie.

Ce type de mélange est également très intéressant pour les maisons à ossature bois, car il apporte une inertie à l’ensemble (souvent manquante dans ces types de maisons) et un air ambiant moins sec.

Il existe également des blocs de chaux-chanvre. L’avantage de ce type de produit est la rapidité de mise en œuvre (les blocs se montent comme des briques) et il évite un temps de séchage très longs parfois contraignant dans certaines situations ou en hiver.

[1Pour faire votre mélange, il y a deux options :
1) Vous êtes « puriste » et vous trouvez une recette sur Internet ou dans des livres qui reprennent, en fonction des cas, de la chaux aérienne, de la chaux hydraulique naturelle (NHL, voir ci-après), de la pouzzolane et de la chènevotte.
2) Vous aimez la simplicité et vous optez pour un mélange pré-formulé (ex. : Tradical) qui apporte une certaine garantie quant à la mise en œuvre, mais comporte une part de ciment (ce qui n’altère pas la perspirance du système grâce au mélange avec la chènevotte).
Il faut faire la distinction entre chaux aérienne (qui fait sa prise avec l’air) et chaux hydraulique (qui fait sa prise avec l’eau).
Dans les chaux hydrauliques, il est important de prendre de la NHL (Natural Hydraulic Lime), car elle ne contient pas de ciment (contrairement aux chaux indiquant NHL-Z ou autres). Dans les chaux NHL, il faut aussi faire la distinction entre NHL2, NHL3,5 (pour les enduits) et NHL5 (pour les maçonneries ou les chapes).